Présentation

La Maison Oberlin et sa construction par des jeunes de nombreuses nationalités, ont pour origine une volonté ferme de prise de responsabilité et d’apprentissage du travail en commun.
Il a fallu vingt ans de travaux pour que le bâtiment soit enfin en mesure d’accueillir en toutes saisons des groupes venus du monde entier. Et depuis sa mise en service, il en est toujours de nouveaux qui se succèdent dans la Maison pour y passer quelques jours, une semaine ou davantage, et qui contribuent régulièrement à son entretien ou a ses transformations.

Le contact avec la nature est un des éléments marquant et précieux de la vie à la Maison Oberlin: ainsi, par exemple, lorsqu’on veut prendre une douche chaude, il ne suffit pas d’ouvrir simplement le robinet d’eau chaude, il faut, si le soleil n‘a pas brillé assez fort sur le chauffe-eau solaire, allumer d’abord sous le chauffe-bain un feu de bois pour lequel on aura manié la scie ou la hache… De même, on se garde bien de laisser les lampes allumées sans raison, si l’on ne veut pas mettre à genoux les batteries qui accumulent l’électricité solaire.
Quant à l’eau, jaillie de notre source, il faut l’utiliser avec discernement et respect, car elle est ensuite régénérée par une station d‘épuration à lits de plantes macrophytes avant d’être rendue toute claire aux terroirs d’aval.
Tout cela exige un minimum de conscience et de sens de l’organisation, dans le cadre d’une vie de collectivité.

À présent, cinquante ans après le début des travaux, qui trouvent toujours à être poursuivis sous forme de tâches d’entretien notamment sur les abords de la maison, le Centre culturel tend à développer de plus en plus sa capacité à offrir aux jeunes de toutes provenances un champ d’expériences multiples et d’échanges internationaux.
Si tout cela éveille votre intérêt, nous vous invitons cordialement à venir visiter la Maison Oberlin.

Le Conseil d’Administration de la Maison Oberlin

Possibilités concrètes dans la maison et les environs

  • Les locaux sont suffisants pour : des cours, des exercices artistiques ou des travaux manuels, le théâtre, des répétitions de chœurs ou d’orchestres ; pour l’eurythmie, la danse ou des groupes d’étude et des offices religieux.
  • Les environs et le paysage de montagne offrent des possibilités favorables pour les travaux d‘arpentage, le bûcheronnage (parcelle de forêt propriété de la maison), ou l‘étude géologique.
  • Autour de la maison : travaux de terrassement, de maçonnerie, de renforcement de chemins, de constitution d’un jardinet de plantes aromatiques etc. Ces travaux se font en concertation avec le permanent.
  • La maison est située à une altitude de 960 m, dans un site protégé des Vosges Alsaciennes. Les possibilités de promenades sont innombrables. En hiver il y a des pistes de ski de fond (50km) et de descente…
  • Dans la région, on trouve une série de musées intéressants pour les cours d’histoire : le Musée des Tranchées, au  Linge » (histoire de la 1ère Guerre Mondiale), le Musée et la maison natale d’Albert Schweitzer, le Musée Oberlin dans le presbytère de Waldersbach, le Musée Unterlinden à Colmar (avec le Retable de Mathias Grünewald). On a aussi le fameux moulin à huile de Noix de Stosswihr. On peut encore visiter le Haut-Koenigsbourg, les aigles et oiseaux de proie présentés en plein air, la serre aux papillons, l’Eco-Musée d’Ungersheim. Citons encore un lieu d’excursion un peu particulier : les anciennes mines d’argent à Sainte Marie-aux-Mines, où l’on peut visiter des galeries datant du XVIe siècle et y percevoir les techniques d’exploitation de l’époque (les survêtements, casques et lampes sont mis à disposition).

La Maison Oberlin est l’œuvre de générations successives de jeunes, dont les idéaux et les intentions se reflètent dans la conception et dans l’atmosphère de l’ensemble. La manière de vivre avec les éléments, la conscience et la responsabilité à l’égard des réalités quotidiennes comme l’eau, le feu, l’énergie, les déchets, la rencontre de l’autre et du monde, tout cela s’en trouve imprégné.

Venir ici, ce n’est pas seulement louer une maison, c’est saisir l’occasion d’une rencontre et contribuer librement au développement de ce lieu. C’est ainsi que la Maison Oberlin ne cesse de naître.

Le fait que 30 000 jeunes soldats ont sacrifié leur vie dans cette région, durant la guerre 1914-18, a certainement une part de responsabilité dans le rayonnement et dans l’ouverture propre à ce lieu. Son motif inépuisable peut se résumer par la question: Quel est l’avenir qui se prépare et comment peut-on en devenir des acteurs ?

L’histoire d’une maison peu ordinaire dans les Vosges

Au début des années 1960, quelques prêtres de la Communauté des Chrétiens cherchaient le moyen de poursuivre l’organisation de camps de jeunes pour lesquels ils n’avaient plus de lieu. Après bien des recherches, un ami colmarien proposa un terrain situé entre le Lac Noir et le Col du Wettstein. L’idée de construire là une maison avec des jeunes et pour des jeunes déclencha une vague d’enthousiasme, tant en Alsace qu’en Suisse, en Hollande et en Allemagne.
L’initiative était notamment inspirée par la façon dont Rudolf Steiner avait, en son temps, encouragé la collaboration des professeurs, des prêtres et des médecins. L’idée enthousiasmante de porter ensemble la responsabilité et l’administration d’une telle entreprise, donna son élan au travail.
Et la maison a pris forme lentement, au prix d’un effort dur et persévérant, dans lequel les esprits, les cœurs et les mains surent s’unir afin d’offrir aux jeunes de l’avenir un lieu de rencontres internationales.
Plusieurs associations de soutien furent créées, et durant les périodes d’été, logés sur place dans des baraquements de récupération, les jeunes se retrouvaient pour les chantiers de construction. Au fil des années, des centaines se sont rassemblés ainsi, en pleine nature, jusqu’à ce grand moment où, en 1975, la charpente du toit fut achevée. La maison reçut le nom de Jean Frédéric Oberlin, ce pasteur qui, deux siècles plus tôt, avait été le porteur d’impulsions semblables dans une proche vallée des Vosges. Depuis, certaines écoles Waldorf ont participé, par périodes, à l’aménagement intérieur des chambres.
Une conscience écologique naissante chez les jeunes s’est exprimée dans leur refus, pour ce bâtiment, de solutions conventionnelles. Ainsi c‘est le bois qui fut choisi pour la construction, et le liège pour l’isolation thermique; le chauffage est fourni par une chaudière centrale à bois, l’électricité, installée en 24V continu (pas de raccordement au réseau E.D.F.) provient du soleil et d’une génératrice actionnée par un moteur à gaz propane mis au point par un institut de Freiburg : toute la chaleur qu’il produit est valorisée dans le chauffage de la maison (co-génération). Des sources durent être captées pour fournir l’eau potable. Les eaux usées sont épurées par une station d‘épuration sur lits plantés de macrophytes.

En 1985, la maison put enfin être „réceptionnée“ et mise en service conformément à sa destination. La garde de l’ensemble fut confiée à un responsable permanent qui habite sur place; les camps de construction ont fait place à des rencontres internationales de jeunes qui poursuivent à certains moments l’aménagement de la maison; des classes viennent s’y mettre au vert et y faire, entre autres, des périodes d‘arpentage, de bûcheronnage, de théâtre. Des orchestres viennent y répéter, des séminaires y ont lieu, des groupes de confirmands de la Communauté des Chrétiens s’y retrouvent …
Puis en 2015, à l’approche du 50e anniversaire du projet ou du 30e anniversaire de la Maison, on veut faire un pas de plus dans la recherche idéaliste d’exemplarité : La toiture d’origine est faite d’ardoises artificielles en amiante-ciment, initialement choisies pour des raisons d’économies et d’efficacité et parce qu’on ne soupçonnait pas trop, à l’époque, les problèmes que cela posait. L’isolation des murs et des toits, quoique vertueuse, elle, dans le choix des matériaux, était quand même assez frugale, et les vélux n’étaient pas très étanches aux courants d’air. On conçoit donc le projet de refaire une vraie beauté à la Maison Oberlin : Isolation renforcée avec de la laine de bois, remplacement de toute la couverture par des ardoises naturelles, réfection complète du bardage des façades, remplacement de toutes les fenêtres de toit par des modèles à hautes performances énergétiques. Tous ces travaux sont réalisés sur une année culminant dans un gros chantier d’été 2015 mobilisant à nouveau un grand nombre de jeunes enthousiastes venus d’un peu partout. Le financement est assuré par des dons et par les économies dégagées par la bonne gestion de la maison sur les années précédentes. Pas besoin d’emprunt bancaire ! La Maison Oberlin ne sacrifie pas une once de sa liberté, mais elle gagne sensiblement en confort d’habitat et en économies de combustibles de chauffage.

Étape suivante ? à suivre…

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